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Créer son entreprise dans la santé que dans le commerce

Créer son entreprise dans la santé que dans le commerce

Sept entreprises sur dix créées en 2010 étaient toujours en activité trois ans après, soit en 2013, affirme l’Insee. Mais tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne.

Mieux vaut avoir crée son entreprise en 2010 qu’en 2006. Trois ans après leur création (soit en 2013), sept sur dix étaient encore pérennes contre six sur dix pour celles lancées en 2006, souligne une étude Insee Première publiée ce mardi. «La génération de 2010 connaît un environnement économique moins défavorable et moins chahuté que la génération 2006, qui a notamment affronté la récession de 2008-2009», explique Damien Richet, du pôle Démographie des entreprises et des établissements de l’Insee.

• Quels sont les secteurs les plus pérennes? Toutes les activités ne sont pas logées à la même enseigne, même si, «dans tous les secteurs, la pérennité à trois ans des entreprises créées en 2010 est plus forte que celle de la génération 2006», insiste l’Insee. Le secteur de la santé, largement constitué des professions libérales, est le plus robuste (taux de survie de 82%), suivi de santel’industrie (80%) et du transport-entreposage (78%). Problème, ces trois secteurs ne représentent toutefois que 15% des créations totales (118.000 entrent dans le champ de l’étude). Autre domaine résistant, les activités scientifiques et techniques, avec un taux de pérennité de 80%, mais représentent 13% des créations totales.

A l’inverse, la pérennité est singulièrement plus faible dans le commerce, qui concentre pourtant un quart des créations au premier semestre 2010. Le taux de survie a trois ans n’y est que de 64%, soit le plus faible de tous les secteurs. Dans la construction, qui concentre une création sur cinq, le taux de pérennité s’élève à 68%. Et dans l’hébergement-restauration, seulement deux tiers des nouvelles entreprises sont toujours en activité trois ans après.

En terme d’emploi, quelque 212.000 personnes travaillaient fin 2013 dans les entreprises créées en 2010, soit un niveau d’emploi stable. Toutefois, 35% d’entre elles ont gagné des emplois sur la période, quasi exclusivement des emplois salariés. Là encore, le bilan de la génération 2010 est bien meilleur que celui de la génération 2006, puisque dans cette dernière, le bilan global s’est soldé par une perte de 20.000 emplois.

• Quels sont les gages de succès? Les moyens financiers mis sur la table au démarrage sont un facteur essentiel de réussite. Les 7% d’entreprises ayant disposé de plus de 160.000 euros à leur lancement, sont encore actives à 83% d’entre elles, trois ans après. En revanche, parmi celles qui ont démarré avec moins de 2000 euros, seules 65% sont toujours en activité au bout de trois ans.

Autre facteur de réussite, le niveau de formation des créateurs. Deux tiers des entreprises lancées en 2010 par un patron sans diplôme, sont encore actives trois ans après. Cette proportion passe à 78% pour celles ayant un boss à bac+5 ou plus. Toutefois, l’effet du niveau de formation tend à s’estomper d’une génération à l’autre, dans la mesure où entre 2006 et 2010, la part de créateurs sans diplôme est en diminution significative. A noter que les chances de réussite d’une entreprise croît avec le niveau d’expérience de son patron. «Chez les créateurs qui ont au moins trois années d’expérience, trois quarts des entreprises survivent au moins trois ans», précise l’Insee.

source: lefigaro


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